Le galicien. Voici mon histoire (1ère partie)
· étape des troubadours XIIIème siècle – c. 1350. Ce fut l’époque de ma splendeur. Des troubadours m’ont choisi pour écrire des cantiques d’amour, d’amitié, de moquerie. Alfonso X le sage m’utilisa pour ses célèbres cantiques à sainte marie. Je fus la langue lyrique des royaumes chrétiens...
· étape après les troubadours: 1350 – fin du XVème siècle
En raison de luttes politiques perdues, la Galice s’est vue soumise au royaume de Castille. Les Rois Catholiques émirent alors une loi terrible, appelée “domestication et castration de la Galice”. La noblesse galicienne s’est vue changée par des aristocrates de castille qui, suivant la politique imposée par le Royaume de Castille, tentèrent de me supprimer en utilisant leur langue, le castillan, au sein de l’administration et dans les hautes sphères du pouvoir.
Malgré tout, le peuple m’utilisait encore. Tous deux avons vécu une étape de décadence. Nous avons perdu le rôle principal dans le pouvoir politique et culturel lors des “siècles noirs”. Mon alter ego, le portugais, s’est éloigné de moi. J’ai survécu dans la bouche du peuple et dans les lettres et sonnets de quelques aristocrates et membres du clergé qui me restèrent fidèles.
Au siècle des lumières, des voix d’intellectuels ont surgi pour prendre la défense de la langue et de l’identité de la Galice. Le Père Feixoo et frère Martín Sarmiento m’ont étudié à fond et ont défendu mon retour au monde de l’enseignement. C’était le prélude du “redressement”.
Au XIXème siècle, j’étais de nouveau utilisé par des écrivains comme Rosalía de Castro, Curros Enríquez et Eduardo Pondal. Le peuple pouvait récupérer la dignité de sa culture et de sa langue grâce à la défense du galicien et malgré le fait que le castillan était toujours dominant.
Au XXème siècle, j’ai été projeté à nouveau vers d’autres domaines comme moyen naturel d’expression et des mouvements sont nés donnant une impulsion à la littérature en galicien.