L’équipe d'Espagne de football (Selección de fútbol de España) est constituée par une sélection des meilleurs joueurs espagnols sous l'égide de la Fédération d'Espagne de football. La Fédération Royale d'Espagne de football (Real Federación Española de Fútbol) est fondée en 1913. Elle est toutefois considérée comme membre fondateur de la FIFA en 1904 du fait de l'intervention de clubs espagnols lors de la fondation celle-ci. Le premier match officiel des espagnols fut joué à domicile, contre la Belgique. Cela se solde par la victoire des ibériques sur le score de 7-0. Les espagnols ne participent pas à la première Coupe du monde en 1930. Le 9 décembre 1931, l’Espagne, à l’extérieur, enregistra sa plus large défaite contre l’Angleterre sur le score de 13 buts à 1. Le 21 mai 1933, à domicile, elle enregistra sa plus large victoire contre la Bulgarie sur le score de 13 buts à 0. Elle participe à la Coupe du monde 1934, en huitièmes, elle bat le Brésil (3-1, doublé d'Isidro Lángara et but de José Iraragorri), puis en quarts elle fait match contre l’Italie (1-1, but de Luis Regueiro) mais doit rejouer deux jours plus tard le match qui voit l’Espagne perdre 1 but à 0. Avec la Guerre d’Espagne de 1936 à 1939, elle renonça à la Coupe du monde 1938.
Sa meilleure performance en coupe du monde reste sa quatrième place lors de la Coupe du monde 1950. L’équipe d'Espagne de football (Selección de fútbol de España) tomba dans le groupe du Chili, des USA et de l’Angleterre. Elle remporte 3 victoires (3-1 contre les USA, buts de Telmo Zarraonaindía, de Silvestre Igoa et d’Estanislao Basora ; 2-0 contre le Chili, buts d’Estanislao Basora et de Telmo Zarraonaindía ; 1-0 contre l’Angleterre, but de Telmo Zarraonaindía). Elle se qualifie pour le tournoi final à 4 avec l’Uruguay, le Brésil et la Suède. L’Espagne commence par un match nul (2-2, doublé d’Estanislao Basora), mais se fait écraser par le Brésil (1-6, but de Silvestre Igoa) et perd contre la Suède (1-3, but de Telmo Zarraonaindía). Elle termine quatrième du mondial 1950, c’est la meilleure performance de l’Espagne.
L’équipe d'Espagne de football (Selección de fútbol de España) ne participe pas à la Coupe du monde 1954, qui voit gagner la Turquie sur l’Espagne au tirage au sort. En 1958, elle ne participe pas non plus, car l’Écosse prend la première place du groupe 9 de qualification. Pour la première édition du Championnat d'Europe des nations de football, elle bat en huitièmes la Pologne (3-0 ; 4-2), mais en quarts elle déclare forfait contre l’URSS. C’est un forfait politique, du fait de la situation durant les années 60 entre le régime de Franco et l’URSS de Nikita Khrouchtchev. En 1962, elle fut éliminée au premier tour de la Coupe du monde au Chili malgré une victoire contre le Mexique (1-0)
La Fédération Royale d'Espagne de football (Real Federación Española de Fútbol) est membre de l'UEFA depuis sa création en 1954. Le seul titre significatif de l'équipe d'Espagne est donc le championnat d'Europe des nations remporté en 1964 à domicile. Avec les attaquants du Real Madrid (qui domine le football européen des années 60) Amancio et Gento et le milieu de l'Inter Milan Luís Suárez (Ballon d'or en 1960), l’équipe d'Espagne de football (Selección de fútbol de España) s'impose 2-1 en finale face à l' URSS. Voici le parcours : durant la phase éliminatoire, elle bat la Roumanie (6-0 ; 1-3), l’Irlande du Nord (1-1 ; 1-0) et l’Irlande (5-1 ; 2-0) ; dans la phase finale, en Espagne, elle bat la Hongrie 2-1 après prolongations (buts de José María Pereda et d’Amancio Amaro). En finale, au Stade Santiago Bernabéu, devant 79115 personnes, José María Pereda ouvre la marque mais l’égalisation de l’URSS intervient juste après, mais Marcelino Martínez délivre tout un pays sur le score de 2-1 et permet à l’Espagne de gagner le titre.
De 1964 à 1982, l’Espagne a participé à plusieurs éditions de la Coupe du monde et du Championnat d’Europe, sauf pour les Coupes du monde 1970 et 1974 et l’Euro 1972. A la Coupe du monde de football 1966, elle remporte une seule victoire contre la Suisse (2-1) mais est éliminée au premier tour. A l’Euro 1968, elle fut éliminée par l’Angleterre (0-1 ; 1-2). A l’Euro 1976, elle fut éliminée en quarts par la RFA. Elle fut éliminée de la Coupe du monde de football 1978 dès le premier tour. A l’Euro 1980, l’équipe d'Espagne de football (Selección de fútbol de España) termina dernière du groupe.
En 1982, l'Espagne organise pour la première fois la coupe du monde et nourrit de solides ambitions mais elle va tomber de haut avec un match nul contre le Honduras (1-1, but de Roberto López Ufarte) et une défaite contre l'Irlande du Nord (0-1) malgré la victoire contre la Yougoslavie (2-1, buts de Juan Gómez González et d’Enrique Saura) lors du premier tour. Miraculeusement qualifiés pour le second tour, les Espagnols sont éliminés logiquement par la RFA (1-2, but de Jesús María Zamora) et faisant match nul contre l’Angleterre (0-0).
Au premier tour, l’équipe d'Espagne de football (Selección de fútbol de España) termine première du groupe avec deux matchs nuls (1-1 contre la Roumanie, but de Francisco Carrasco ; 1-1 contre le Portugal, but de Carlos Santillana) et une victoire contre la RFA (1-0, but d’Antonio Maceda Francés). Antonio Maceda Francés permet à l’Espagne d’aller aux tirs au but lors de la demi-finale, et l’Espagne gagne 1-1 tab 5-4. En finale elle affronte la France. A la mi-temps, il y a 0-0. A la 55e minute, Luis Arconada semble parvenir à arrêter un coup franc de Michel Platini, mais laisse maladroitement le ballon lui glisser sous le corps et rentrer dans le but, faisant ainsi basculer le sort de la rencontre. Depuis ce jour, une « Arconada » est le terme utilisé pour désigner une spectaculaire bourde d'un gardien de but. Finalement, l’Espagne perd la finale 0-2 contre la France.
Après la finale perdue, l’équipe d'Espagne de football (Selección de fútbol de España) se qualifia pour la Coupe du monde de football 1986. La génération des Butragueño et Michel fut quart de finaliste. Après avoir terminé second du groupe, elle bat en huitièmes le Danemark sur le score de 5 buts à 1 (quadruplé d’Emilio Butragueño et but de Jon Andoni Goikoetxea), mais en quart elle s’incline aux tirs au but 1-1 tab 4-5. Emilio Butragueño termine meilleur buteur espagnol avec 5 buts. A l’Euro 1988, l’Espagne est éliminée au premier tour. A la Coupe du monde de football 1990, elle termine première du groupe mais est battue par la Yougoslavie (1-2 après prolongations, but de Julio Salinas). José Miguel González Martín termine meilleur buteur espagnol de la compétition. L’Espagne ne participa pas à l’Euro 1992.
Signalons tout de même la médaille d'or aux jeux Olympiques de Barcelone en 1992 (à l'époque la compétition est réservée aux joueurs de moins de 23 ans). Voici le parcours à ces JO de l’équipe d'Espagne de football (Selección de fútbol de España) : au premier tour, l’Espagne termine première avec trois victoires (4-0 contre la Colombie (buts de Rafael Berges, de Luis Enrique, de Kiko et de Josep Guardiola), 2-0 contre l’Égypte (buts de Roberto Solozábal et de Francisco Soler) et 2-0 contre le Qatar (buts de Kiko et d'Alfonso Pérez). En quarts, Kiko permet à l’Espagne de battre l’Italie (1-0) et de qualifier son pays pour les demis. En demi, Rafael Berges et Abelardo Fernández permettent de qualifier la sélection pour la finale grâce à une victoire 2-0 contre le Ghana. Au Camp Nou, devant 95000 personnes, le doublé de Kiko et le but d’Abelardo Fernández permettent de remporter la médaille d’or sur le score de 3 buts à 2.
De 1994 à 2000, l’équipe d'Espagne de football (Selección de fútbol de España) a participé à toutes les compétitions. Pour la Coupe du monde de football 1994, elle termine deuxième du groupe avec une victoire contre la Bolivie (3-1, doublé de José Luis Caminero et but de Josep Guardiola) et deux matchs nuls (2-2 contre la Corée du Sud (but de Jon Andoni Goikoetxea et de Julio Salinas) et 1-1 contre l’Allemagne (but de Jon Andoni Goikoetxea)), puis bat en huitièmes la Suisse (3-0, buts de Fernando Hierro, de Luis Enrique et de Txiki Begiristain), mais perd en quarts contre l’Italie (1-2, but de José Luis Caminero). A l’Euro 1996, elle termine deuxième du groupe B, derrière la France, mais s’incline en quarts contre l’Angleterre aux tirs au but (0-0 tab 4-2). A la Coupe du Monde 1998, malgré le 6-1 contre la Bulgarie, l’Espagne est éliminée au premier tour, derrière le Nigeria et le Paraguay. Puis à l’Euro 2000, elle fut éliminée en quarts par la France sur le score de 2 buts à 1, malgré le but de Gaizka Mendieta.
Dans un pays fortement marqué par le régionalisme, l'équipe nationale est toujours plus ou moins passée au second plan derrière les clubs comme le Real Madrid, le FC Barcelone ou l'Atlético de Madrid. Bien que produisant régulièrement de grands joueurs et bien que souvent citée parmi les favoris, l'Espagne n'a jamais concrétisé les espoirs placés en elle durant les grands rendez-vous internationaux. L’équipe d'Espagne de football (Selección de fútbol de España) a participé à onze éditions de la coupe du monde et à 9 éditions du championnat d'Europe. Lors des jeux de Sydney en 2000, l'Espagne obtient la médaille d'argent, battue en finale par le surprenant Cameroun. A la Coupe du monde 2002, elle termine première du groupe avec 3 victoires (3-1 contre la Slovénie, buts de Raúl, de Juan Carlos Valerón et de Fernando Hierro ; 3-1 contre le Paraguay, doublé de Fernando Morientes et but de Fernando Hierro ; 3-2 contre l’Afrique du Sud, doublé de Raúl et but de Gaizka Mendieta). En huitièmes, l’Espagne fait 1-1 (but de Fernando Morientes) et gagne 3 tirs au but à 2 contre l’Irlande, mais en quarts elle tombe contre la Corée du Sud (0-0 tab 5-3), avec une polémique sur l’arbitrage, soi-disant « pro coréen ». A l’Euro 2004, elle frôla la qualification pour les quarts, devancée par la Grèce par leur nombre de buts marqués (4 pour la Grèce et 2 pour l’Espagne). Tout récemment, avec une équipe jeune et ambitieuse, l'Espagne a connu une nouvelle désillusion lors du Mondial 2006. Elle a remporté ses trois premiers matchs contre l’Ukraine (4-0 contre l’Ukraine, buts de Xabi Alonso, doublé de David Villa et de Fernando Torres ; 3-1 contre la Tunisie, doublé de Fernando Torres et but de Raúl ; 1-0 contre l’Arabie Saoudite, but de Juan Gutiérrez Moreno), mais en huitièmes elle affronte la France, elle ouvre le score par l’intermédiaire de David Villa à la 28e minute. Mais elle perd au final 3 buts à 1. Elle n’arrive plus à atteindre le dernier carré d’une compétition internationale depuis 1984.
Pour l’Euro 2008, le sélectionneur Luis Aragonés a réussi à qualifier la sélection ibérique, en terminant première du groupe de qualification devant la Russie. L'Espagne se qualifie en quart de finale contre l'équipe d'Italie 0-0 (4-2 TAB), puis en demi-finale contre la surprenante équipe de Russie (3-0). Elles se retrouve alors en finale contre l'équipe d'Allemagne, finale qu'elle remporte (1-0, but de Fernando Torres) mettant fin à une période de 44 ans sans trophée international et devenant ainsi pour la deuxième fois de son histoire championne d'Europe. L'équipe espagnole termine ce championnat invaincue (5 victoires, 1 match nul), l'attaquant David Villa est sacré meilleur buteur de la compétition avec quatre réalisations, et Xavi Hernández est désigné meilleur joueur. Cela permet à l'Espagne de se qualifier pour la Coupe des Confédérations 2009, compétition à laquelle elle n'a jamais participé.
| Entraineur | Période | rencontres jouées | rencontres gagnées | matchs nuls | rencontres perdues | buts marqués | buts reçus | % rencontres gagnées |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Francisco Bru | 1920 | 5 | 4 | 0 | 1 | 9 | 5 | 80% |
| Julián Ruete | 1921-1922 | 4 | 4 | 0 | 0 | 11 | 2 | 100% |
| José Ángel Berraondo | 1921-1928 | 6 | 2 | 3 | 1 | 14 | 12 | 33.33% |
| Manuel Castro González | 1921-1927 | 10 | 9 | 0 | 1 | 21 | 7 | 90% |
| José María Mateos | 1922-1933 | 23 | 16 | 3 | 4 | 64 | 24 | 69.56% |
| Salvador Díaz Iraola | 1922 | 1 | 1 | 0 | 0 | 4 | 0 | 100% |
| Luis Argüello Brage | 1923 | 2 | 1 | 0 | 1 | 3 | 1 | 50% |
| Pedro Parages | 1923-1924 | 3 | 1 | 1 | 1 | 3 | 1 | 33.33% |
| José García Cernuda | 1923-1924 | 2 | 1 | 1 | 0 | 3 | 0 | 50% |
| Luis Colina Álvarez | 1924 | 1 | 1 | 0 | 0 | 2 | 1 | 50% |
| José Rosich Rubiera | 1924 | 1 | 1 | 0 | 0 | 2 | 1 | 50% |
| Julián Olave Videa | 1924 | 1 | 1 | 0 | 0 | 2 | 1 | 50% |
| Fernando Gutiérrez Alzaga | 1925 | 3 | 3 | 0 | 0 | 6 | 0 | 100% |
| Ricardo Cabot Montalt | 1925 | 2 | 2 | 0 | 0 | 2 | 0 | 100% |
| Ezequiel Montero Román | 1926-1927 | 4 | 3 | 0 | 1 | 9 | 5 | 75% |
| Amadeo García Salazar | 1934-1936 | 12 | 6 | 2 | 4 | 30 | 15 | 50% |
| Eduardo Teus López | 1941-1942 | 6 | 3 | 2 | 1 | 15 | 10 | 50% |
| Jacinto Quincoces | 1945 | 2 | 1 | 1 | 0 | 6 | 4 | 50% |
| Luis Casas Pasarín | 1946 | 1 | 0 | 0 | 1 | 0 | 1 | 0% |
| Pablo Hernández Coronado | 1947-1962 | 6 | 2 | 0 | 4 | 9 | 10 | 33.33% |
| Guillermo Eizaguirre | 1948-1956 | 19 | 8 | 6 | 5 | 40 | 33 | 42.10% |
| Félix Quesada | 1951 | 3 | 1 | 2 | 0 | 9 | 6 | 33.33% |
| Luis Iceta | 1951 | 3 | 1 | 2 | 0 | 9 | 6 | 33.33% |
| Paulino Alcántara | 1951 | 3 | 1 | 2 | 0 | 9 | 6 | 50% |
| Ricardo Zamora | 1952 | 2 | 1 | 1 | 0 | 6 | 0 | 50% |
| Pedro Escartín Morán | 1952-1961 | 12 | 7 | 3 | 2 | 18 | 10 | 58.33% |
| Luis Iribarren Cavanilles | 1953-1954 | 4 | 1 | 2 | 1 | 8 | 6 | 25% |
| Ramón Melcón Bartolomé | 1955 | 2 | 0 | 1 | 1 | 2 | 3 | 0% |
| José Luis del Valle | 1955 | 1 | 1 | 0 | 0 | 3 | 0 | 100% |
| Emilio Jiménez Millas | 1955 | 1 | 1 | 0 | 0 | 3 | 0 | 75% |
| Juan Touzón Jurjo | 1955 | 1 | 1 | 0 | 0 | 3 | 0 | 100% |
| Manuel Meana | 1957-1959 | 12 | 7 | 3 | 2 | 35 | 16 | 58.33% |
| José Luis Costa | 1959-1960 | 12 | 8 | 0 | 4 | 35 | 21 | 66.66% |
| José Luis Lasplazas | 1959-1960 | 12 | 8 | 0 | 4 | 35 | 21 | 66.66% |
| Ramón Gabilondo | 1959-1960 | 12 | 8 | 0 | 4 | 35 | 21 | 66.66% |
| José Villalonga | 1962-1966 | 22 | 9 | 5 | 8 | 35 | 28 | 40.90% |
| Domingo Balmanya | 1966-1968 | 11 | 4 | 3 | 4 | 11 | 9 | 36.36% |
| Eduardo Toba | 1968-1969 | 4 | 1 | 2 | 1 | 5 | 4 | 25% |
| Luis Molowny | 1969 | 4 | 2 | 1 | 1 | 3 | 3 | 50% |
| Salvador Artigas | 1969 | 4 | 2 | 1 | 1 | 3 | 3 | 50% |
| Ladislao Kubala | 1969-1980 | 68 | 30 | 22 | 16 | - | - | 44.11% |
| José Santamaria | 1980-1982 | 24 | 10 | 8 | 6 | - | - | 41.66% |
| Miguel Muñoz | 1982-1988 | 63 | 32 | 16 | 15 | 104 | 60 | 50.79% |
| Luís Suárez | 1988-1991 | 27 | 15 | 4 | 8 | - | - | 55.55% |
| Vicente Miera | 1991-1992 | 8 | 4 | 2 | 2 | - | - | 50% |
| Javier Clemente | 1992-1998 | 62 | 36 | 20 | 6 | - | - | 58.06% |
| José Antonio Camacho | 1998-2002 | 44 | 28 | 9 | 7 | - | - | 63.63% |
| Iñaki Sáez | 2002-2004 | 23 | 15 | 6 | 2 | - | - | 65.21% |
| Luis Aragonés | 2004-2008 | 54 | 38 | 12 | 4 | - | - | 70,37% |
Les 10 joueurs ayant le plus de sélections au 30 juin 2008 :
| Rang | Nom | Période | Sélections | Buts |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Andoni Zubizarreta | 1985-1998 | 126 | 100 (concédés) |
| 2 | Raúl González Blanco | 1996-2006 | 102 | 44 |
| 3 | Fernando Hierro | 1989-2002 | 89 | 29 |
| 4 | Iker Casillas | 2000- | 82 | 47 (concédés) |
| 5 | José Antonio Camacho | 1975-1988 | 81 | 0 |
| 6 | Rafael Gordillo | 1978-1988 | 75 | 3 |
| 7 | Emilio Butragueño | 1984-1992 | 69 | 26 |
| 8 | Luis Arconada | 1977-1985 | 68 | 62 (concédés) |
| 9 | Míchel | 1985-1992 | 66 | 21 |
| Carles Puyol | 2000- | 66 | 1 | |
| 11 | Luis Enrique Martínez Garcia | 1991-2002 | 62 | 12 |
| Miguel Ángel Nadal | 1991-2002 | 62 | 3 |
Les 20 meilleurs buteurs au 30 juin 2008 :
| Rang | Joueur | Période | Buts (Sélections) |
|---|---|---|---|
| 1 | Raúl González | 1996-2006 | 44 (102) |
| 2 | Fernando Hierro | 1989-2002 | 29 (89) |
| 3 | Fernando Morientes | 1998-2007 | 27 (47) |
| 4 | Emilio Butragueño | 1984-1992 | 26 (69) |
| 5 | Alfredo Di Stéfano | 1957-1961 | 23 (31) |
| Julio Salinas | 1986-1996 | 23 (56) | |
| 7 | Míchel | 1985-1992 | 21 (66) |
| 8 | Zarra | 1945-1951 | 20 (20) |
| 9 | David Villa | 2005- | 18 (35) |
| 10 | Isidro Lángara | 1932-1936 | 17 (12) |
| Fernando Torres | 2003- | 17 (54) | |
| 11 | Luis Regueiro | 1927-1936 | 16 (25) |
| Pirri | 1966-1978 | 16 (41) | |
| Santillana | 1975-1985 | 15 (56) | |
| 15 | Luis Suárez | 1957-1972 | 14 (23) |
| Julen Guerrero | 1993-2006 | 13 (41) | |
| 17 | Estanislao Basora | 1949-1957 | 13 (22) |
| Joseba Etxeberria | 1997-2004 | 12 (53) | |
| 19 | Luis Enrique | 1991-2002 | 12 (62) |
| 20 | Kubala | 1953-1961 | 11 (19) |
| Alfonso | 1992-2000 | 11 (38) | |
| Amancio | 1962-1974 | 11 (42) |
| Sélectionneur | ||||
| N° | Nom | Date de Naissance | Sélections (buts) | Club |
|---|---|---|---|---|
| Gardiens | ||||
| 13 | Andrés Palop | 22 octobre 1973 (34 ans) | 0 (0) | |
| 1 | Iker Casillas | 20 mai 1981 (27 ans) | 82 (0) | |
| 23 | José Manuel Reina | 31 août 1982 (25 ans) | 10 (0) | |
| Défenseurs | ||||
| 11 | Joan Capdevila | 3 février 1978 (30 ans) | 23 (3) | |
| 5 | Carles Puyol | 13 avril 1978 (30 ans) | 66 (1) | |
| 4 | Carlos Marchena | 31 juillet 1979 (28 ans) | 47 (2) | |
| 20 | Juanito | 23 juillet 1976 (31 ans) | 23 (2) | |
| 15 | Sergio Ramos | 30 mars 1986 (22 ans) | 39 (4) | |
| 18 | Alvaro Arbeloa | 11 janvier 1983 (25 ans) | 3 (0) | |
| 2 | Raul Albiol | 4 septembre 1985 (22 ans) | 6 (0) | |
| 3 | Fernando Navarro | 25 juin 1982 (25 ans) | 2 (0) | |
| Milieux | ||||
| 10 | Cesc Fàbregas | 4 mai 1987 (21 ans) | 32 (1) | |
| 8 | Xavi | 25 janvier 1980 (28 ans) | 62 (7) | |
| 21 | David Silva | 8 janvier 1986 (22 ans) | 19 (3) | |
| 19 | Marcos Senna | 17 juillet 1976 (31 ans) | 16 (0) | |
| 14 | Xabi Alonso | 25 novembre 1981 (26 ans) | 47 (1) | |
| 6 | Andrés Iniesta | 11 mai 1984 (24 ans) | 29 (5) | |
| 12 | Santiago Cazorla | 13 décembre 1984 (23 ans) | 7 (0) | |
| 22 | Rubén de la Red | 5 juin 1985 (23 ans) | 3 (1) | |
| Attaquants | ||||
| 17 | Daniel Güiza | 17 août 1980 (27 ans) | 8 (2) | |
| 7 | David Villa | 3 décembre 1981 (26 ans) | 35 (18) | |
| 9 | Fernando Torres | 20 mars 1984 (24 ans) | 54 (17) | |
| 16 | Sergio García | 9 juin 1983 (25 ans) | 2 (0) | |
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